Ouais, j'aime bien les filles qui mettent des coups de poing. Et je ne trouve pas tellement à rajouter en guise d'intro.

   Il y a quelques temps, genre peut-être un an (en fait j'ajoute les liens à la fin de l'écriture de ces posts, donc j'ai pas encore vérifié la date du texte auquel je fais référence), j'ai parlé ici d'Helga Pataki, héroïne télévisuelle et personnelle, et archétype de la terreur des cours de récré au féminin.
   A l'époque j'avais fait de "Hé, Arnold !" mon rituel de réveil, tasse de café à la main et croûte encore aux coins des paupières. Bon, ça n'a duré qu'un temps, mais qu'est-ce qui dure davantage, finalement ? Pendant l'année qui vient de s'écouler je n'ai plus eu de rituel du matin, parce que je n'ai plus eu de matins, la faute à un emploi du temps de connard. Mais là ça va, je suis redevenu un branleur. Et donc j'ai retrouvé un rituel.
recess   A nouveau il s'agit d'un dessin-animé que je regardais de temps en temps il y a genre dix ans. Je me souviens notamment de vacances d'avril, en 2003 je crois, durant lesquelles j'avais été payé pour garder une maison vide. Etrange expérience, qui débutait chaque jour par l'allumage de la télé familiale (familiale pour les habitants habituels de l'habitat, pas pour moi), dotée d'environ huit milliards de chaînes. Sur l'une d'elles passait ce dessin-animé : "La cour de récré", ou "Recess" en anglais. L'histoire d'une bande de six gosses de primaire qui géraient grave sur le playground, et qui évoluaient dans un tissu socio-scolaire ultra hiérarchisé. Il y avait le Roi de la cour, le clan des pouffiasses, la brute de CM2, les nerds qui passaient les récrés à jouer à Donjons et Dragons dans la cave de l'école, le dealer de jeux et de mots d'excuses... Une espèce d'école primaire fantasmée réunissant tous les clichés possibles et les faisant interagir entre eux selon des schémas bien définis, qui ne changeaient que rarement d'un épisode à l'autre.
   Si "Hé Arnold !" est quand même globalement un dessin-animé un peu con et pas bien méchant, "La cour de récré" supporte carrément mieux le visionnage une fois adulte. On ne coupe bien sûr pas à la morale façon "finalement tout le monde est cool au fond de lui et on est tous frères de galère", mais ça passe carrément bien, et certains propos tiennent la route. Notamment dans les jeux de pouvoir qui s'exercent entre gosses, ou au sujet des rôles qu'on endosse quotidiennement aux yeux des autres. Bon, pas la peine de discerter non plus, vous-même si le coeur et la nostalgie vous en disent. Bonne came pour ceux qui, comme moi, ont définitivement quitté l'école, mais ne savent pas s'ils la regrettent ou non.

The_Yard   Il y a quelques (autres) temps, j'ai, par l'intermédiaire de ce blog, entendu parler d'une série canadienne dont le résumé m'attirait grave : "The Yard". Ca m'était vendu comme, en gros "The Shield dans une cour de récré". Une bande de gosses d'école primaire qui règne sur leur école en régulant les traffics de bouffe ou de cartes à collectionner et qui se fightent derrière les chiottes avec la concurrence cherchant à infiltrer le marché ou à prendre possession du terrain de foot. Avant de lancer l'affaire, je m'attendais à un truc très social, assez sombre et violent.
   Et en fait, bon, bah pas vraiment. Ca reste des gosses qui font des trucs de gosses. Parfois ils se tapent, ok, et il y a une bonne poignée de "fuck" dans chaque épisode, mais ça reste des gosses plausibles. Pas de coke sniffée dans le bac à sable, pas de gun caché au fond du sac Hello Kitty, et pas de prostitution pour 5 dollars au pied des balançoires. Et c'est une bonne chose.
   Les épisodes (pour l'instant au nombre de six... Et démerdez-vous, j'ai pas de lien à filer, cette fois) font une vingtaine de minutes, sont drôles et bien filmés, et reposent en partie sur le fait qu'on ne voit jamais aucun adulte à l'image. On assiste à une parabole 100% pré-pubère de la société, du commerce, de l'illégalité et des relations de pouvoir.
   Bon, bah ouais, en fait, "La cour de récré" et "The Yard" se ressemblent vachement.

tomboys   D'ailleurs, dans les deux on retrouve un personnage très similaire, et très similaire aussi à l'Helga Pataki dont je parlais au début de ce texte. Dans "La cour de récré", elle s'appelle Ashley Spinelli, elle porte un bonnet et des boots noires, et elle te fout son poing dans la gueule si tu t'avises de la traiter de "fille". Dans "The Yard", elle s'appelle Suzi, a toujours l'air de faire la gueule et est la garde du corps officielle du chef de la bande. Je kiffe ces meufs qui se battent, insultent et crachent. Des "tomboys", on dit, il paraît.
   C'est un cliché, question personnage, je sais bien. Mais un cliché que j'aime, j'y peux rien. Je l'ai même mis à l'oeuvre plusieurs fois... Sarah de Terrortriste en était une, et Elsy de Mirinar également.

   Et je termine ce texte sur cette double pub. Bim.
   Hé, t'as vu, pour l'instant je tiens le rythme d'un texte par semaine !