Twin Pricks. Je vous ai bien soûlés avec ce nom, ces derniers temps, que ce soit via ce blog ou autour d'une bière si vous avez l'infinie joie de me connaître "dans la vraie vie". C'est mon groupe du moment, le truc qui m'arrache l'émotion à chaque fois, que je me passe en boucle en rentrant chez moi le soir. C'est ma bande-son quotidienne, mon confesseur sonore.
   La semaine dernière, errant seul aux commandes de ma carcasse fatiguée, je me suis retrouvé dans une salle parisienne, un bar relativement vide du côté de la Villette, et j'ai enfin pu voir ce groupe sur scène. C'était beau. C'était mes hymnes quotidiens en face de moi, pour moi. Ces dernières années, pour des raisons minables, j'ai progressivement raréfié ma fréquentation de concerts. J'écoute toujours autant de disques, mais je vais moins les voir devenir matière vivante. Ce court (huit chansons) concert de Twin Pricks m'a fait me souvenir de ce que je ratais. De ce court instant où des paroles connues par coeur deviennent autre chose, ou on comprend mieux les notes et les émotions déjà ressenties. Ca dure quelques minutes, et ça s'oublie rapidement, mais c'est physique. Ca a un sens. Pas la peine de plus en parler, vous savez.
   En parallèle à ce moment, à Twin Pricks et moi dans noir, à l'orgasme inévitable qui en a suivi, j'ai échangé quelques mails avec Florian, l'un des deux emo-héros du groupe. Des questions ont été posées, des réponses ont été données. Et tout se trouve ici. Enjoy, lecteur. Le groupe de ce début d'année est ici.

- Normalement, en guise de première question, on demande toujours au groupe de se présenter, mais ça me soûle un peu, je connais déjà à peu près la réponse... En même temps, j'aurais l'impression d'une espèce de blasphème si je ne la posais pas... Le dilemme est douloureux... Bon, allez, disons que je la pose. Twin Pricks, présente-toi.
 
Twin Pricks est une nébuleuse. A la base, nous sommes deux. Geo et Flo. Nous nous répartissons les tâches de manière égalitaire (guitares et chants, composition musicale et écriture des textes, gestion des aléas techniques et promotion/recherche de concerts), histoire que chacun y trouve son compte. Mais nous ne sommes pas seuls. Il y a aussi Pilou (batterie) et Oli (basse) aka No Drum No Moog pour nous épauler sur scène, Jennie et Phil (New Work City) qui réalisent nos artworks, Salima, Sam et Christophe (Chez Kito Kat Records) qui nous sortent nos disques ou bien encore Fabien(Studio l'Usine) qui prend sur son précieux temps pour nous enregistrer. Twin Pricks ne serait pas le même projet sans la participation de ces personnes. 

- Vous avez fait partie de quelques centaines de groupes, l'un et l'autre. Certains, comme Dead for a Minute, ont acquis un statut un peu culte dans les couloirs de la scène hardcore française. Cela dit, aucun n'a jamais eu le moindre écho véritable au-delà de cette sphère. Ce n'est pas le cas de Twin Pricks, semble-t-il. Vous êtes passés à la radio, vous avez fait des concerts dans des endroits improbables d'officialité (le centre Pompidou ?!)... Cette progression est à mon avis à lier en premier lieu au fait que justement, vous ne faites plus de hardcore, mais une musique plus "évidente" à écouter pour l'oreille néophyte. Ensuite, peut-être à la qualité de vos compositions, particulièrement excellentes dans Twin Pricks ("des chansons comme "Fresh Like Death" ou "Souvenirs", ça se trouve pas dans le cul d'un cheval", dit le paysan en moi). Mais en troisième lieu, je me suis également demandé, notamment à la lecture d'une interview que tu avais faite de Jeff "Altsphere", s'il n'y avait pas une acceptation, nouvelle, de la possibilité pour vous de "marcher", tabou général dans les milieux punks... Je peux tout à fait me tromper, c'est juste une légère impression.

geoSûr qu'au regard de nos expériences musicales passées, Twin Pricks est probablement le projet le plus "passe-partout" auquel nous nous soyons attelé. Avec une musique plus douce et plus accessible, il est certain que nous avons beaucoup plus de facilité à passer en radio ou à faire écouter nos morceaux à nos parents. Mais ce n'est pas vraiment quelque chose que l'on a cherché. On ne s'est pas réveillé un matin en se disant "Bon, plein le cul de galérer, faut qu'on monte une machine à tubes histoire de mettre un peu d'argent de côté". Déjà, à l'époque de Dead For A Minute, on éprouvait l'envie d'assouvir nos fantasmes indie pop les plus inassouvis (ce que Geo fera par la suite avec Joshua Tree Quintet et Pulsar 73). L'occasion faisant le larron, ce n'est qu'à la fin 2009 qu'on a pu se sentir assez à l'aise l'un avec l'autre pour se lancer dans cette aventure. Pour résumer simplement : on fait juste ce que l'on a envie de faire, sans trop se soucier de l'après ou du qu'en dira-t-on. 
Maintenant, je ne peux nier que l'on a été sollicité pour faire des trucs qui auraient été impensables pour nous il y a quelques années (jouer au Centre Pompidou et passer sur France Culture, participer aux Sélections du Printemps de Bourges). Est-ce que l'on en retire une quelconque satisfaction ? Oui. Ces expériences nous ont permis de nous remettre en question par rapport à ce que nous souhaitions faire avec ce groupe. On s'est probablement dit à un moment donné que participer à Bourges pouvait nous aider (à faire quoi ? je ne sais pas trop). Et puis une fois tout ce cinéma passé, on s'est vite rendu compte que ce n'était pas du tout nous. Donc, si acceptation il y a eu, elle a été de très courte durée. On ne se reconnaît pas (plus ?) dans ces attitudes et ces comportements conditionnés par une logique de promotion et d'ascension "naturelle" (aujourd'hui, si tu veux marcher, il faut intégrer un système culturel bien rôdé qui inclut les tremplins, les SMAC, les délires de formation à la con, et surtout il faut penser corporate, comme dans n'importe quelle boîte). Ca nous fatigue. Ce n'est pas nous. Je ne suis vraiment pas persuadé que "musique accessible" rime forcément avec "succès", "facilité à jouer partout" ou "soumission au grand capital". On a beaucoup de copains et copines qui aiment nos morceaux et qui pensent qu'on pourrait "aller loin". Au delà de la sensation à la fois gênante et grisante du compliment en lui-même, on préfère nettement se satisfaire de tous les autres plaisirs que Twin Pricks peut nous apporter.
 
- Je vous ai vus il y a une semaine sur scène, à Paris, et en introduction de la chanson "I Refuse to Follow", vous avez brièvement expliqué que la tonalité très pop de Twin Pricks n'a pas été forcément super bien prise par vos ex-collègues de la scène punk-hardcore. Vous avez dû subir quel genre de remarques ? Il y a quelques années il y avait toute cette tendance très folk, autour de Ghost Mice, Defiance, Ohio et compagnie, et même si votre musique ne tape pas dans le même registre, j'aurais imaginé que "la scène" s'était faite musicalement un peu plus tolérante...

C'est plutôt l'absence de remarques et de soutien qui nous a touché. Bien entendu, nos oreilles ont sifflé, et les langues persiflé. Tu imagines bien le genre de propos qui a pu être tenu à l'encontre de notre musique (les termes "merde" et "vendus" revenant souvent). En revanche, je ne pense pas que la scène punk soit si intolérante que ça, musicalement parlant (si tant est que l'on puisse parler d'elle en tant qu'entité indivisible). Elle a juste un problème de contradiction avec l'imagerie. 
En ce qui nous concerne, nous apprécions toujours jouer dans des lieux dits "punk", histoire d'apporter un peu de fraîcheur à nos routines communes ("plus de pop dans les squatts"), et j'ai même l'impression qu'avec le temps, de plus en plus de copains et de connaissances changent d'avis sur nous et notre musique (les derniers concerts qu'on nous a proposé sont des plans avec des groupes de punk, de hardcore et de grind; je trouve ça vraiment cool). Je ne vois pas le changement de mentalité comme une fin en soi. Je suis cependant heureux de constater qu'on ne nous catalogue plus aussi facilement dans telle ou telle case réductrice.
 
- D'ailleurs, puisqu'on parle de "la scène" et de Twin Pricks, je voulais avoir votre avis sur une remarque que je me suis faite à votre sujet. Il y a quelques années, Hyacinth, l'un de tes anciens groupes, s'était assez fortement engagé en faveur de plusieurs personnes incarcérées suite à une prise d'otages dont les détails ne me sont revenus qu'aujourd'hui, en fouillant de vieux forums. Je me souvenais en tout cas que c'était un engagement clair, solide, ouvertement anarchiste et anti-carcéral, et que ça avait crée quelques remous autour du groupe. Au-delà de ça, c'était également un également cohérent avec les paroles du groupe, avec le circuit de salles dans lequel vous tourniez à l'époque, avec l'agressivité de la musique... Aujourd'hui, via Twin Pricks, même si les personnes sont restées les mêmes (ce qui n'est déjà pas une certitude), un tel engagement me semble plus difficile à mettre en place, vis-à-vis de la musique beaucoup plus intimiste et mélodique que vous jouez. Vous avez quelque chose à dire là-dessus ? Sur l'adéquation possible ou non entre un engagement et une philosophie en marge et une musique clairement pop ?

Je ne vois pas en quoi cela ne serait pas incompatible. Une position politique/solidaire ferme et sincère se défend avec n'importe quelle musique, qu'elle soit légère ou heavy, profonde ou superficielle (je pense à Petrograd, notamment). Ce serait mentir que de faire passer Twin Pricks pour ce qu'il n'est pas (un groupe à la démarche radicale DIY politisée). Oui, nous faisons de la musique avant de faire du militantisme. En revanche, si des amis venaient à nous solliciter pour défendre des projets et des causes qui nous touchent (pour des concerts et des disques de soutien, pour des rencontres ou des ateliers, pour des happenings), nous nous engagerions toujours avec plaisir à leurs côtés.
 
4011682930_1- Bon, "Songs about Flirting" sera probablement sorti depuis quelques jours quand l'interview sera publiée ! Si la continuité avec "Young at Heart" est évidente, vous êtes, je trouve, allés bien plus loin dans le catchy et la pop assumée. Il n'est plus ici question d'accents folk ou de tatonnages, c'est clairement des gros tubes que vous avez pondus. Deux questions : j'ai juste ? Et si oui, c'était volontaire ou la simple évolution des choses ?

Je pense que c'est un mélange des deux. Comme on ne répète jamais, les morceaux sont composés sur le vif, de façon très spontanée. Généralement, on les joue direct en concert, à deux. C'est ainsi qu'ils évoluent jusqu'à l'enregistrement. Avec le recul, on trouvait Young At Heart un peu longuet et chiant, les morceaux dépassant tous les 3 minutes. On a eu naturellement envie de resserrer les formats au strict minimum sur Songs About Flirting. 2 couplets et 2 refrains. Histoire de laisser les gens sur leur faim tout en leur donnant envie d'y revenir. C'est pas un vil calcul, hein. On s'en est juste rendu compte à force de les jouer. Du coup, on n'a pas cherché à les retravailler pour qu'ils sonnent dans la lignée du premier EP. Encore une fois, je pense qu'on a peur de s'emmerder et de s'enfermer dans une routine avec ce groupe. En concert, on essaie de jamais faire deux fois la même chose (dans la mesure du possible). Avec les enregistrements, c'est un peu la même volonté. On a déjà composé plusieurs albums dans nos têtes. Le prochain disque risque donc d'être assez différent de celui-ci.
 
- Question bizarre et qui se la pète un peu, mais je trouve que votre disque (comme le précédent, d'ailleurs) s'écoute parfaitement vers 18/19H, seul, tandis que le jour disparaît. C'est là qu'il a le plus de puissance émotionnelle, pour moi. Une espèce de force de volonté teintée de nostalgie un peu amère. De votre côté, quelles émotions vous vouliez susciter, notamment avec "Songs about Flirting" ?

C'est une excellente question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse à apporter. Ces morceaux, on aime les jouer. Je crois qu'il n'y a que ce sentiment-là qui importe. Ils nous sont trop intimes pour que je puisse te dire qu' "untel a été composé dans le but de"... La nostalgie, la mélancolie ou l'amertume sont toujours prégnants sur ce disque. C'est quelque chose d'encore une fois très naturel chez nous. On ne s'imagine même pas composer des morceaux vraiment joyeux et insouciants (ou alors faudrait qu'il y ait un drame caché derrière tout ça). Je crois qu'on ne l'a d'ailleurs jamais fait avec aucun des groupes dans lequel on a joué. Après, je suis toujours content de découvrir les diverses réactions des auditeurs face à ce disque. C'est quelque chose de très enrichissant, ça regonfle l'ego et ça nous permet d'adopter une position de recul vis à vis de ce que l'on vient d'accomplir.
 
- Tiens, question improvisée mais qui m'intéresse : ça vous arrive d'écouter vos propres morceaux ?

Oui, ça nous arrive. Pas pour se toucher la nouille ('fin c'est pas le sentiment que j'ai quand je fais ça), juste pour analyser. Pour se souvenir aussi.
 
- Comment se passe l'écriture des paroles et la "distribution" du chant ? Vous êtes tous les deux auteurs et chanteurs. Qui chante quoi ? Chacun garde les paroles qu'il a lui-même écrites, ou c'est décidé autrement, selon la voix qui irait le mieux à tel ou tel passage ?

Tu vas avoir l'impression que je radote et que je reste en boucle sur la même chose, mais ça se fait de façon spontanée et naturelle. Geo écrit un morceau et me l'envoie par mail (ou me le joue quand il a une guitare sous la main). Je trouve une ligne de chant et j'écris un bout de texte que je lui envoie et qu'il complète. Parfois c'est l'inverse. Il m'arrive même d'écrire des morceaux aussi, ou des bouts. On bricole, quoi. Mais on se prend pas la tête. Un morceau doit être écrit en 5 minutes. Si on réfléchit trop, ça part à la poubelle (y'a quelques morceaux qui ont été abandonné ainsi). Faut aussi que ça nous plaise immédiatement et qu'on soit content de les jouer, ces morceaux. Du coup, le chant c'est pareil. On ne s'appelle pas Twin Pricks pour rien. On tient à ce concept de dualité. Chaque morceau offre deux interprétations différentes d'un même sujet et d'une même mélodie. Parfois, ces deux interprétations se rejoignent et se mélangent. C'est très ludique de constater ce que l'on a fait avec le morceau, vocalement parlant, une fois que celui-ci est terminé. Pour le prochain disque, en revanche, il n'y aura que ma voix et mes textes. Geo préfère se concentrer exclusivement sur la musique. On n'a jamais encore essayé de "travailler" comme ça, je pense que ça peut donner quelque chose de très intéressant.
 
- Toujours concernant "Songs about Flirting", j'ai cru comprendre que la pochette (clairement plus à mon goût que la première, au passage) était un clin d'oeil, mais inculte comme je suis, j'ai bien sûr pas trouvé à quoi... Si ça brise pas un pacte sacré, je vote pour que vous me donniez un indice ! Ou même une réponse, d'ailleurs.

En fait c'est le titre lui-même qui est un clin d'oeil, et non la pochette (encore que, y'a clairement un appel du pied en direction des geeks du teen movie pour cette dernière). Nos Songs About Flirting font référence aux Songs About Fucking du Big Black de Steve Albini. Je trouvais ça drôle d'opposer deux termes et deux musiques extrêmement contrastées, puis ça pose d'emblée un univers et une atmosphère bien particulière (quand tu lies la pochette aux titres et aux textes). Il y a encore une fois derrière cette démarche une volonté de rendre Twin Pricks plus ludique et moins évident qu'il n'y paraît de prime abord, je ne sais pas si on y arrive, je ne sais d'ailleurs pas si cela a un intérêt mais ça m'amuse beaucoup en tout cas. C'est déjà ça.
 
- Je reviens un peu dans le passé : sur l'EP "Young at Heart", y'avait ce morceau "You Saved the Day", que j'adore, et dont les paroles n'étaient pas reproduites dans le livret. Je m'étais imaginé toute une explication assez mystique, comme quoi c'était un genre de chanson secrète super confessionnelle, ou quelque chose dans ce goût-là. Et quand on s'est vu la semaine dernière, tu as brisé ma mythologie par une explication tout à fait décevante sur cette absence de paroles dans le livret. Allez, aujourd'hui, il est l'heure, le monde a besoin de savoir : pourquoi ?

floYou Saved The Day est un morceau que j'ai écrit il y a maintenant 13/14 ans pour un groupe dans lequel je jouais et qui s'appelait Short Supply. A l'époque, Geo avait pris l'habitude de jouer le gimmick principal pour rigoler, le taxant de "riff le plus emo qu'il ait jamais entendu". Quand on s'est retrouvé en studio pour enregistrer Young At Heart au début de l'année 2010, on s'est rendu compte qu'il manquait un morceau pour équilibrer le disque. On a donc repris ce titre en le modifiant (on a gardé le refrain, on a changé les couplets, la coda et même le nom de la chanson, histoire de prendre nos distances avec sa première version). Le texte n'apparaît pas dans le disque, pour la simple et bonne raison que c'est n'est donc pas un morceau de Twin Pricks à part entière, mais plutôt la réinterprétation d'une vie antérieure. Let the past be the past, comme disait Rick Ta Life.
 
- En concert, vous êtes régulièrement accompagnés d'un bassiste et d'un batteur, bien que sur disques vous restiez, Geo et toi, les deux seuls "vrais" membres de Twin Pricks. Est-ce que cette situation est à la base du groupe, que votre duo est l'essence de Twin Pricks, ou est-ce que vous envisagez d'un jour véritablement "embaucher" d'autres musiciens ?

Effectivement, Twin Pricks est avant tout la conjugaison de nos deux personnalités, mais le groupe n'aurait pas de raison d'être sans Pilou et Oli. Du moins, ça pouvait être le cas avant, mais ça ne l'est plus aujourd'hui, surtout depuis que l'on a tourné ensemble. On pense d'ailleurs à la suite avec eux. Pourquoi pas essayer de répéter une fois par mois et de composer des morceaux ensemble. En aucun cas, en tout cas, l'on se comportera comme deux "têtes pensantes" ayant besoin des services de mercenaires de la musique, comme c'est souvent le cas dans ce milieu de merde. Cachetonneurs et compagnie. On veut jouer avec des potes qui nous apprécient et que l'on apprécie en retour.
 
- Toujours concernant l'avenir, c'est quoi la suite directe pour Twin Pricks ? Un album ? Et pour vous deux ? Vous restez focalisés uniquement sur ce projet, ou vous en avez d'autres en tête, au niveau musical ?

Ouep, la suite c'est un album qui ressemblera à je ne sais pas trop quoi encore... Les certitudes : il aura dix morceaux et fera 30 minutes, il aura une pochette de fou et une production totalement homemade avec plein d'invités. La musique sera écrite par Geo, les textes et les lignes de chant par moi-même. J'ai déjà le titre en tête. 
En dehors de Twin Pricks, beh Geo bosse sur son quinzième album solo, je m'attellerai peut-être à l'enregistrement d'un maxi tout seul si les Kito parviennent à trouver les arguments pour me convaincre. En dehors de ça, je joue dans un nouveau trio qui s'appelle Muscle et qui sonne comme un croisement improbable entre Bob Tilton, Van Pelt et AH Kraken. On a trois morceaux pour l'instant, ça fait plaisir.

- En guise de dernière question, le classique panorama de vos goûts actuels, qu'il s'agisse de nouveautés ou non ! Dernier disque, dernier livre et dernier film kiffés !

Derniers disques kiffés : la réédition du premier Mazzy Star, le dernier Lemuria (en boucle), Emergency & I de Dismemberment Plan (jamais sorti en vinyle jusqu'à aujourd'hui, quelle hérésie), le Fool de Warpaint, le tout nouveau Chain & The Gang, puis des vieux disques que je rachète.
Derniers livres kiffés : j'avouerais ne plus être un grand lecteur, donc je reste sur mon intégrale de Lovecraft et mes bouquins de geeks sur le cinéma d'exploitation et l'histoire régionale du punk; je dois cependant m'y remettre grâce à toi et l'anthologie que tu m'as offerte où tu contribues une nouvelle qui m'a l'air, ma foi, vraiment cool et à mon goût.
Derniers films kiffés : je suis bon public, j'aime tout et n'importe quoi, j'aime pas trop me forcer à me mettre dans des postures précises pour analyser, j'aime ressentir le plus basiquement possible. Donc les derniers grands films qui m'ont claqué la gueule au point que je les achète en DVD : White Lightnin', 20th Century Boys, le Locataire, Amer (et encore des dizaines d'autres mais je ne m'en rappelle plus).
 
- Sur ce, merci beaucoup pour l'interview. Si y'a une question cool que je n'ai pas posée, vous avez quand même le droit d'y répondre ici !

Merci Vincent pour cette interview. Je suis très content d'y avoir répondu. Les questions sont cools, j'espère que mes réponses ont été à la hauteur.

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