Pour expliquer aux néophytes visitant cette auguste page, Les trophées PSN, ou trophées tout court, sont des récompenses virtuelles qu'on obtient en accomplissant des actions précises sur les jeux PS3. Ils sont divisés en trophées de bronze (pour des actions généralement très faciles à effectuer), d'argent (pour des trucs qui demandent un peu d'entraînement) et d'or (qui normalement se refusent aux joueurs non-casuals). Il y a aussi les trophées de platine, qui se débloquent quand tu as collecté tous les trophées du même jeu.
   Ces trophées n'apportent JAMAIS rien au jeu. Ils ne débloquent pas de nouveaux personnages, pas de niveaux supplémentaires, rien du tout. Ce ne sont que des médailles en chocolat virtuel que tu peux fièrement afficher sur ton profil PSN comme le neuneu que tu es.
   Bien entendu, j'adore ce système et je fais tout mon possible mon avoir un niveau de bâtard au déblocage de trophées.
   Je n'ai ni petite copine ni anecdotes sociales à raconter. La cause, l'effet, je ne sais pas dans quel sens ça marche.

   Une bien belle intro pour traiter d'une nouvelle fournée de jeux vidéo. C'est tipar, filles et fils de pute.

After Burner Climax
afterburner   
A l'ancienne, frères et soeurs ! Un remix méga-fidèle du jeu d'arcade. T'es un avion qui va super-vite, t'as des missiles à l'infini, et en face de toi y'a d'autres avions qu'il faut allumer. Laisse tomber toute idée de scénario ou de prétexte, t'en n'as pas besoin. L'impression de vitesse est réussie, les graphismes ne sont pas dégueux du tout, la maniabilité est cool, les missiles pleuvent, et si mes souvenirs sont bons ça coûte dix euros sur le PSN.
   Problème : le jeu est TRES court. Genre une dizaine de minutes pour le finir. Bon, d'accord, y'a différents embranchements possibles, des niveaux secrets, tout ça, mais quand même. Mais bon, l'intérêt n'est pas là vous me direz, il est dans le score. D'accord. Sauf qu'à chaque partie que tu fais, le jeu, très généreux, te file des bonus genre "invincibilité" ou "visée automatique" et autres "main de dieu". Alors t'es pas obligé de les utiliser, mais t'es bien tenté quand même.
   Un jeu qui demande de la force morale au joueur afin de rester intéressant.
   Je n'ai pas eu cette force, même une fois mes 100% de trophées débloqués.

BlazBlue : Calamity Trigger
blazblue   Oui alors là faut arrêter avec ce jeu.
   Au début je ne voulais parler que de jeux téléchargeables, parce que généralement, ils sont moins exposés que les jeux vendus en cd, et donc, un mec voulant un avis dessus aurait plus de mal à en trouver.
   Sauf que BlazBlue n'est pas un jeu téléchargeable.
   Mais j'en parle quand même, parce que 1) je suis dingo à un point que tu ne conceptualises même pas, et 2) ce jeu de baston est dithyrambé partout alors qu'il ne le mérite pas.
   C'est un jeu de combat en 2D, avec des systèmes de gardes, de coups spéciaux, de dash... Les désormais classiques. Douze persos, tous assez différents, des designs plus ou moins réussis... J'attaque pas sur le nombre de persos, c'est une nouvelle licence, normal qu'ils ne balancent pas quarante persos à des joueurs qui n'en connaîtraient aucun.
   Non, j'attaque sur la putain de mollesse du jeu. IL NE SE PASSE RIEN. On se fait chier du cul comme des porcs. Les combats manquent de punch, on baille d'ennui en se disant qu'on doit encore se taper trois combats pour voir la fin du jeu... C'est simplement lourd et lent, et peu importe le reste. J'ai pris aucun plaisir à y jouer, même en gagnant.
   Deux choses notables, par contre : 1) il y a un vrai scénario, genre aussi complet que celui d'un RPG, et 2) l'un des persos à des gros seins. Je vérifie mes stats chaque jour, et je sais que ce genre de détails me ramène des visiteurs.
   Mais ce ne sont aucun de ces deux arguments (oui oui, il y a un jeu de mots merdique) qui ont provoqué le déluge de louanges que ce jeu pour retraités a récolté. C'est, à mon avis, son graphisme 2D et, simplement, son existence. Le jeu de combat, sans être moribond, est devenu rare. Trop technique, trop peu immédiat, trop peu apte à la mise en scène. Et puis, la 2D, c'est bien, ça plaît à la masse de joueurs qui passent bêtement leur temps à dire que c'était mieux avant, avec nos Nes et nos Megadrive.
   BlazBlue répond à un manque. Mais pas au mien : j'ai Super Street Fighter 4, et je m'en bats les couilles. 

Dark Mist (PSN uniquement)
darkmist   MOR-TEL. Un mélange d'exploration de donjons à la Zelda et... de Shoot 'em up. Le tout avec un design de manga pour gamines de sept ans.
   En gros (et même en détails), on incarne un quelconque guerrier divin (Artémis, je crois) qui va combattre quelque force démoniaque dans une douzaine de donjons plus ou moins labyrinthiques. Mais clairement, c'est pas l'exploration qui prime : c'est le tir. Le perso en question (oui, c'est bien Artémis, ça me revient) a un arc. Arc qui a lui même trois façons de tirer différentes (en cloche, avec des flèches multiples, ou avec des flèches qui rebondissent sur les murs). Et qu'on va se retrouver à utiliser en quasi-permanence, à cause d'ennemis toujours plus nombreux et toujours plus pressés de nous attraper le cul bouffer un point de vie. Autant visuellement qu'au niveau de la frénésie, le tir dans le jeu ressemble très vite à celui d'un shoot 'em up. Et ça fonctionne super bien.
   Jeu à score super bien pensé, à l'esthétique certes puérile mais efficace, et qui ne coûte qu'une poignée d'euros sur le PSN. Validation totale.
   Sauf qu'il est sorti avant le système de trophées, et que donc, il ne m'a filé aucune médaille virtuelle. Le petit fils de chien.

Heavenly Sword (PS3 uniquement)
heavenly_sword   J'ai envie de croire que c'est l'un des premiers jeux PS3 sortis, mais en vrai j'en suis pas sûr. Disons quand même ça, on doit pas trop être loin de la vérité. A quelques mois près, quoi, vous me les accordez, non ?
   Le truc important, en tout cas, c'est que maintenant ce jeu coûte genre huit euros en occasion. Donc on peut évoquer son cas sans avoir peur de pousser à l'investissement foncier.
   C'est un wannabe God of War, très clairement. Plutôt magnifique graphiquement concernant les décors (au sujet des persos, c'est plus lège...), il est par contre sans originalité ni génie, nulle part. Japon médiéval fantasmé, héroïne en string, combats frénétiques mais répétitifs... Mouais, voilà, bien mais pas top. Rien à en retirer.
   Si : son héroïne est charismatique, et sa toute dernière partie DECHIRE NOS RACES ! On se retrouve dans une plaine vaguement désertique, et y'a genre mille ennemis, littéralement, qui nous arrivent dessus. Et qu'on peut (doit) niquer comme tous les autres du jeu, sans passer par une phase mise en scène qui aurait permis à ces paresseux de développeurs de ne pas en foutre une. Non non, pour de vrai, tu te retrouves à devoir te battre contre un millier de gars en même temps. Et puis, au milieu du carnage, le dernier boss arrive. Et là, sans tout te raconter parce que c'est chiant, disons que lui et l'héroïne deviennent des genres de demi-dieux. Et bougent dix fois plus vite que ceux qui les entourent. Donc, le dernier duel se passe au milieu d'une masse de types qui bougent au ralenti pendant que le boss et toi les envoyez voler avec un simple coup. Jouissif et très réussi.
   J'ai dit, sinon, qu'il fallait genre quatre heures pour finir le jeu ? Belle arnaque lors de sa sortie. Beaucoup plus tolérable aujourd'hui en occase. Allez, pour un week-end, ça se tente.
   

The Last Guy   (PSN uniquement)
thelastguy   "Jeu bizarre", pour le style.
   Un genre de Pac-Man fusionné avec le jeu du serpent qui était dispo sur les premiers téléphones portables.
   Putain, les premiers portables. J'ai eu le mien y'a que deux ans, même pas. A vingt-quatre ans. Classe. Un résistant. Un héros moderne. Mais je me souviens du lycée, de ces meufs, là... Kateline, Chloé... Que sont-elles devenues ? Me suffirait d'une visite sur Facebook pour le savoir... Mais en fait je m'en fous. Des noms et des visages, des souvenirs que je n'ai aucune envie de faire revivre. Je me souviens juste d'elles et de leurs portables collés à la main. Elles jouaient au serpent toute la journée.
   Ouais. "The Last Guy", donc. Déjà, esthétiquement, c'est chelou : les niveaux sont des quartiers de grandes capitales reconstitués à partir d'impressions d'écran de Google Map. Et toi, t'es un pauvre con avec un bâton et une cape rouge (?!) qui passe devant les portes d'immeubles pour en faire sortir les réfugiés. Oui parce que oui, voilà, pour une raison X ou Y, des monstres sont apparus sur toute la planète et ont bouffé tout le monde. Un truc comme ça. Donc toi, tu dois réunir les survivants et les amener à la zone d'évacuation. Tout en évitant les monstres qui se baladent dans les rues. Sauf que la file de réfugiés derrière toi n'arrête pas de grandir. Et qu'éviter les monstres devient de plus en plus difficile. Et qu'en plus les bruitages sont complètement débiles, le chrono d'une cruauté bestiale, les niveaux super difficiles et l'esprit général du jeu frisant le n'importe quoi, voire s'y vautrant complètement.
   Une petite curiosité pas très chère et assez charismatique. Par contre, avertissement obligatoire : c'est vraiment difficile. Pour de vrai. Si tes jeux favoris sont PES et Guitar Hero, tu évites The Last Guy. 

Lost Planet 2
lost_planet_2   Han, mais comment ce blog a trop la classe ! Il parle d'un jeu récent dont les affiches décorent encore le métro ! Quelle sagacité et quelle présence d'esprit ! Ainsi coller à l'actualité, c'est sacrément bien vu de ma part.
   D'ailleurs, puisqu'on en parle : ça vous nique pas un peu, le fait que depuis genre deux ans (maxi), y'ait de plus en plus d'énormes affiches pour les jeux vidéo, dans le métro ? Alors ouais, nos parents ne comprennent toujours pas et on dit "Meuporgue" à la télé, mais quand même, ça y est, les jeux vidéo font partie du game. C'est tout.
   Lost Planet 2 : bah c'est mortel. C'est un "third person shooter" (comprendre que c'est comme un doom-like, sauf que t'es juste derrière le type, et pas dans sa tête), très axé sur la coopération (mais si t'as ni amis ni amis virtuels, l'ordi te fournira des bots relativement efficaces, t'en fais pas) et sur les monstres énormes. Genre, tirer sur un ver des sables d'un kilomètre de long, c'est cool, et enfiler des armures façon mécha, c'est cool aussi. Et un niveau en apesanteur dans l'espace, c'est cool également. Méga-immersif, pas méga-long, plutôt méga-difficulté moyenne, méga-graphismes normaux, méga-jouissif, méga-n'importe quoi cette phrase.
   Comme je suis un gars trop impartial et dont les critiques sont trop bien construites, des défauts : je doute un peu de la durée de vie des modes online, qui consistent quand même pas mal à se refaire encore et encore les mêmes niveaux. Et j'ai parlé de "bots efficaces", mais c'est vrai que quand tu joues vraiment seul avec l'ordi. Quand t'as un pote (youpi ! Tu es une vraie personne !) et que vous jouez à deux, et que, naïvement, vous vous dites "on va mettre deux bots dans notre équipe, histoire de jouer à quatre", hé bien vous l'avez bien profonde, parce que là, pour une raison que je ne comprends pas, les bots deviennent crassement idiots, et passent généralement la partie à ne rien faire sauf mourir. Bizarre.
   Sinon, bon jeu. Mais le boss de fin fait tiep (expression labelisée lat 90's).

Mirror's Edge
mirrorsedge   Comme je suis un gars complexe qui n'hésite pas à hésiter, ce jeu me laisse perplexe et partage mes vagues idées (rime de bâtard).
   D'un côté, c'est un jeu de plateformes à la première personne, et rien que ça c'est cool. Une simulation de Yamakasi sur des toits d'immeubles, en gros. D'ailleurs, c'est pas la seule similitude avec WET (les pauses de rythme dans les ascenseurs, par exemple...), mais on va décider de s'en foutre.
   Ensuite, clairement, ce sont les meilleures musiques de jeux-vidéo que j'ai entendues depuis celles d'Ecco the Tides of Time. Point.
   Ensuite encore, le jeu est sublime, tant grâce à l'exploitation de son moteur graphique qu'à son choix esthétique d'une ville toujours ensoleillée et d'une blancheur quasi-aveuglante.
   Et puis ça se manie généralement bien, et c'est parfois un délice de joueur que d'enchaîner les acrobaties contre les murs.
   Sauf que (encore cette construction implacable de mes critiques... Mon talent m'effraie).
   Déjà, le scénario est globalement en carton-pâte, même s'il se donne des airs de Blade Runner ou je ne sais quoi.
   Ensuite, j'ai dit "ça se manie généralement bien". Mais c'est pas toujours vrai, et y'a quelques passages que j'ai recommencés une cinquantaine de fois avant de faire le bon saut sur le bon millimètre de mur. Chiant.
   Et puis, surtout, putain, c'est répétitif à en vomir. T'arrives dans un niveau, t'explores un peu en faisant des acrobaties au-dessus des grillages, des flics se pointent, tu fuis en courant partout et en passant dans des canalisations, et puis c'est le niveau suivant. Ou t'explores un peu en faisant des acrobaties au-dessus des grillages, des flics se pointent...
   Bref, mon coeur s'est déchiré en deux et a répandu mon âme sur la pochette de ce jeu (emo-gamer dans la place).

   Et on va s'arrêter là pour ce soir parce que j'en ai marre.