galeria5   On va faire rapide, parce que d'une, je n'ai ni l'envie ni l'énergie de m'étaler, de deux j'en ai déjà parlé ici, de trois, le chef-d'oeuvre qu'est Transmetropolitan ne mérite pas ma verve juvénile et pompeuse, et de quatre, je n'ai toujours pas changer le visuel de ce blog de merde. Passons.
   Vient de paraître en français le tout dernier recueil de cette tuerie intégrale. La fin, la conclusion, les adieux au roi Spider. Que ceux de mes frères et soeurs qui n'ont jamais posé les mains sur cette Bible moderne aillent se rouler dans les orties pendant cinq minutes. Je les rejoins dans un instant afin de leur pisser dessus.
   Spider Jerusalem est meilleur que toi, que vous tous réunis, même meilleur  que moi. Il est le messie, le véritable super-héros (oubliez cette arnaque marketing de Kick-Ass, je renie tout ce que j'ai pu penser de ce truc, et décide désormais qu'il n'a toujours s'agit que d'un produit dérivé du film avant l'heure). Alors que sa quête pour destituer l'enculé à la tête des Etats-Unis du futur touche à sa fin, ça y est, le saint homme aux lunettes spatiales déploie enfin ses ailes en grand, le peuple marche derrière lui vers la vérité, vers les derniers grammes de pureté disponibles dans ce monde qui pue la merde de vieux patron colliqueux et sénile, et nous on chiale.
   Chef-d'oeuvre, chef-d'oeuvre, chef-d'oeuvre. Aucune excuse pour ne pas lire l'intégralité de Transmetropolitan. Ca parlera à tous ceux qui ont déjà senti sur leur langue l'arrière-goût de gerbe que laisse immanquablement la vie. Donc à tous les gens au moins un peu intéressants.
   Spider Jerusalem ne vous sauvera pas. Mais il vous aidera à mettre des mots et des images sur vos combats et vos colères, sur votre désespoir nocturne, et le vague espoir matinal qui le suit parfois.
   Bonne lecture. On se reparle bientôt.