Alors que je me mets à ce message, passe en boucle derrière moi la chanson "Rob the band", disponible sur le (seul à ma connaissance) 7" de Nothington. J'ai écouté les quatres titres de ce disque avant d'en parler, par acquis de conscience, mais c'est cette chanson, la deuxième de la face A, qui revient encore et encore et encore et encore. Un coup de génie, un truc mélodique qui parvient à la fois à sentir le rock musclé qui pourrait prendre un stade entier et le groupe teenage qui a pour vocation sacrée d'être la bande son de l'été d'une bande de lycéens quelque part en Californie au début des années 90. Tu ne vois pas ce que je veux dire ? Pense Parker Lewis. Pense Breakfast Club. Pense Les années collège (Degrassi High en VO). Cette chanson est aussi bonne que ça, je ne plaisante pas.
   J'ai l'album de Nothington depuis longtemps, et je l'adore vraiment, mais est-ce que je l'écoute souvent ? Non. Je ne sais pas bien pourquoi, parce que c'est un plaisir à chaque fois. Disons qu'il a eu la malchance d'arriver dans mes oreilles (et dans celles des quelques personnes intéressées par le sujet) en même temps que le premier album de The Gaslight Anthem, et les deux groupes tapant dans le même terrain assez particulier du Springsteen à la sauce punk-rock, il va sans dire que le bec à gaz l'a facilement emporté sur la ville du rien, qui n'est cependant pas DU TOUT un second couteau. Juste un deuxième rôle que le premier écrase de sa présence.
   Et parce qu'une chronique de disque n'est jamais complète sans un petit racontage de vie, il me faut préciser qu'à cause de quelque avarie technique (le tombage en rade de ma platine vinyl), ce 7" contenant "Rob the band" dormait sur mon étagère depuis près de six mois. Pendant tout ce temps, sans le savoir, je me préparais un cadeau surprise.
   Je ne peux pas vous mettre cette chanson en lien téléchargeable, car je ne sais absolument pas comment enregistrer mes vinyls sur mon ordinateur, mais vous pouvez acheter le disque sur Interpunk pour 4 dollars soixante-quinze :

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Et puis tiens, tant qu'on y est, un lien pour l'album, qui contient lui aussi son lot d'hymnes estivaux :

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   Voilà voilà.
   Ha, et je parlais du Gaslight un peu plus haut... Sachez, frères et soeurs, que le Saint Jeudi est enfin arrivé :

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   Venez. Ce sera le plus beau jour de nos vies. Ou quelque chose comme ça. Vous pourrez hurler "I cut my teeth on the stone, of a teenage romance!" en choeur avec moi, poings en l'air et bière dans la gueule. Ce sera super bien. Il ne peut en être autrement.