Wearing Memories (part 5)
Whooo ! Je sais, désolé, j'ai vraiment beaucoup posté, ces derniers temps, et j'espère que ça a pas submergé votre flux RSS et tout ça. C'est juste que j'étais bien inspiré, quoi.
Mais bon, je vais me calmer, et reprendre le cours normal de ce blog. En continuant ma déjà immortelle série "Wearing Memories". Et cette fois, c'est vraiment back in times, parce que j'ai ressorti du placard un sweat qui était mon vêtement favori lors de mes premières années de fac. C'est à dire y'a presque dix ans. Ugh.
Ce sweat est rouge. Ce sweat est trop chaud pour être porté en ce moment. Ce sweat est désormais boulocheux façon "lèpre textile". Ce sweat est celui d'un groupe qui s'appelle 36 Crazyfists, et que j'ai aimé d'amour pendant de longues et heureuses années. C'était quand j'écoutais du neo-metal.
36 Crazyfists est un groupe qui vient de l'Alaska, ce qui les rend d'emblée assez cool. Et ce qui les a rendus encore plus cool à mes oreilles d'alors, ça a été une chanson, "Turns to ashes", que j'ai découverte à l'époque grâce à un sampler du magazine Rock Sound.
Je dois énormement à ces putain de samplers, d'ailleurs. Ils sont encore quelque part, chez mes parents.
Pour la jeunesse qui n'a pas connu Rock Sound, c'était un magazine de... bah de rock, qui filait avec chaque numéro un cd compilant une quinzaine de titres issus d'albums sortant ce mois-là. Ca tapait à mort dans le neo-metal et dans d'autres trucs plus très avouables aujourd'hui, mais à l'époque, pour mes potes et moi, ça faisait office d'oeuvre religieuse. Faut dire qu'à l'époque internet carburait encore au 56k, et que télécharger un mp3 tenait du doux rêve.
Dans la foulée de cette première chanson, j'ai acheté l'album du groupe, "Bitterness the star", et j'ai attendu quelques semaines avant de me décider à en faire l'un de mes groupes favoris. Aux côtés de KoRn, Deftones, Otep ou Papa Roach, pour vous donner une idée de là d'où je viens.
36 Crazyfists se caractérisait alors par un son assez dépouillé, plus abrasif que la moyenne du genre, et par un chanteur à la voix vraiment particulière, entre hurlements de douleur et tremblements cristalins. J'étais complètement amoureux de lui.
Quelques temps plus tard, alors que je venais de quitter le lycée, je les ai finalement vus en concert, avec d'autres groupes de l'écurie Roadrunner Records de l'époque. Killswitch Engage et Five Pointe O, pour les amateurs de détails. C'est lors de cette soirée que j'ai fait l'acquisition du suscité sweat rouge.
J'ai porté ce truc au moins deux jours par semaine pendant plusieurs années. Il est devenu mon uniforme, et j'imagine que si j'avais pas eu des dreadlocks à l'époque, on m'aurait appelé "le mec au sweat rouge", et pas "le mec aux dreadlocks".
Avec le recul, j'aurais préféré. J'aimerais qu'on ne reparle pas de mes dreads.
C'est paradoxal, mais j'ai trop vécu avec ce sweat pour vraiment avoir des souvenirs qui lui sont liés. Je veux dire, j'ai tout fait avec ce truc sur le dos, et les histoires que j'ai vécues en sa compagnie se noient dans mon quotidien de l'époque. Je me vois avec dans un bus, en train d'aller à l'université, en train d'en revenir, en train d'errer dans les couloirs ou d'écouter des disques dans ma chambre. Je me vois attendre dans la file du self de la fac de St-Quentin-en-Yvelines en compagnie de mes potes, ou assis sur l'herbe du campus, le regard rivé vers la fille de l'amphi du vendredi que je n'ai jamais eu le courage de draguer. Je me revois en soirée dans le pavillon d'un pote. Je me revois ivre, vomissant devant ce même pavillon.
C'était une époque bizarre. Je venais juste de quitter le lycée, et il me manquait déjà. Pendant encore un an ou deux, j'ai continué à voir mes potes d'avant, et on a continué à faire les mêmes soirées dans les mêmes endroits.
Et puis au bout d'un moment on a arrêté, peut-être parce qu'on avait tous changé de t-shirts et de sweats.
Quelques mois après l'achat de ce t-shirt, j'ai commencé à vraiment découvrir le punk, le DIY, tout ce qui allait avec. Quelques années de plus, et les samplers Rock Sound n'avaient plus beaucoup de sens à mes yeux.
Il a fallu attendre dix ans de plus pour qu'ils en retrouvent.
Bizarrement, j'ai toujours ce truc chez moi, et il m'arrive même d'encore le mettre, lorsque tout le reste est crade. Il ne me viendrait plus à l'idée de mettre mes t-shirts KoRn ou Slipknot de l'époque, mais celui-ci, j'en frissonne pas. Je m'y sens bien.
Aujourd'hui 36 Crazyfists existe toujours, mais ils font du metalcore assez dégueulasse, sans plus le moindre intérêt. Je continue cependant à écouter leurs disques, par acquis de conscience. Ou par respect pour mon armure rouge, j'en sais rien.
- "Turns to ashes", le titre qui m'a fait les découvrir.
- Une chanson de l'album suivant, "A snow capped romance", qui reste un disque assez excellent, et leur meilleur album.
- Un exemple de ce qu'ils font aujourd'hui.
Wearing Memories (part 4)
Bim, retour aux choses sérieuses, ON ARRETE DE DECONNER. Ca reparle t-shirts, parce que demain c'est les élections et qu'il faut grandir, à un moment, ok ?
Encore une fois, et d'une manière dont je suis le premier à être surpris, ce ne sera pas d'un t-shirt noir dont il sera question, mais d'un t-shirt gris foncé. Ce sont deux choses très différentes, comme je vais tâcher de l'expliquer.
Allez, en piste, on discute du fantastique groupe The New Trust.
Ah, et, oui, je sais : on voit mon linge qui sèche à l'arrière-plan de la photo. CA VA.
En plus la photo ne montre pas grand-chose du t-shirt, ça aussi je sais. Mais elle a été prise par moi-même, comme le prouve la pose assez sexy de mon bras gauche, et je vous emmerde.
Les conditions d'achat dudit t-shirt sont sans grand intérêt, puisqu'il s'est agi, si mes souvenirs sont bons, d'un cadeau offert avec la version vinyle de leur album et monument "Dark is the path which lies before us". J'y reviens dans quelques phrases ; mais là, par fidélité à l'esprit de sérieux qui anime en général ce site, je finis d'abord avec le t-shirt lui-même.
Parce qu'il faut savoir que ce t-shirt est probablement le plus "t-shirt de bogoss" que je possède. Plusieurs raisons à cela :
1) Je l'ai dit, il est gris foncé, et pas noir. Snobisme absolu.
2) Y'a tout un tas de fleurs et d'arabesques et de trucs qui sont imprimés dessus, mais vous les voyez pas sur la photo parce qu'ils sont imprimés en gris foncé. AH ! Snobisme absolu x2.
3) Au-dessus du nom du groupe y'a un aigle à deux têtes qui tient un genre de banderolle disant "Betrothed - Betrayed". On ne sait pas trop trop ce que ça veut dire, mais ça pose un homme, ça je peux vous le garantir.
En vrai je fais mon petit malin mais c'est seulement parce qu'hier encore j'avais la grippe et que je suis content de ne plus l'avoir. J'aime bien ce t-shirt, et j'aime encore plus le groupe auquel il renvoie.
Y'a quelques temps je m'étais rapidement amusé de la consanguinité compliquée des groupes du label Chez Kito Kat Records. Je pourrais en faire autant avec celle des groupes entourant de près ou de loin The New Trust.
Mené par le bassiste/chanteur Josh Staples, ce groupe, toujours actif, vient de Santa Rosa, en Californie. De fait, il appartient à ce qu'il on a coutume d'appeler la "Bay Area", c'est à dire, pour faire simple, San Francisco et sa lointaine banlieue. La région dégueule d'une telle quantité de groupes de rock qu'il serait grotesque de vouloir parler de "la scène de la Bay Area", mais The New Trust renvoie à un pan bien particulier de cette faune musicale, un pan peut-être un peu plus facile à définir.
Ca commence avec le label Slowdance Records, au début des années 2000. J'ai déjà raconté ça ici, quand je parlais de mon t-shirt Kissing Tigers, je vais pas tout répéter, allez lire. The New Trust sortent sur ce label un premier EP, qui s'appelle "We are fast-moving motherfuckers. We are women and men of action.", qui fait un petit quart d'heure, et qui est pressé sur un cd transparent imprimé à l'envers. C'est difficile à expliquer, mais l'objet est classe. Et la musique excellentissime. A ce moment-là, je ne sais rien du groupe en dehors de ce que contient ce cd, je découvre, la vie comme la musique.
Ce n'est que plus tard, par un jeu de ricochets entre listes de remerciements d'albums, liens sur les sites internets et heures perdues dans les catalogues de labels, que je découvre que le suscité Josh Staples, leader de The New Trust, avait quelques années auparavant officié dans les rangs d'un autre groupe, nommé The Wunder Years.
Je vous la fais courte, mais en même temps, je n'ai pas de t-shirt The Wunder Years, alors je vais quand même dire ce qui doit être dit : leur album "Pitstops on the road less travelled", datant de 99, est une tuerie sans nom, l'un de mes dix disques favoris, et un sommet du punk-rock mélodique des années 90. Tiens, leur reprise d'un titre de The Cars. Comme ça tu goûtes, mais tu te gâches pas complètement le plaisir de la découverte de ce disque (... en fait c'est parce que j'ai pas trouvé la chanson que je voulais sur Youtube).
Malheureusement, The Wunder Years fait partie de ces centaines de groupes géniaux oubliés par le succès. Ils ont sorti un album, un split avec les plus anecdotiques Sorry About The Fire, et un EP final gigantesque, "Function over fashion", qui a d'ailleurs été réédité en vinyle il y a peu par le très bon label Side With Us Records. Depuis, Josh Staples, alors bassiste, a fondé The New Trust et a rejoint en parallèle les rangs du groupe-phare de cette galaxie bien spécifique de la Bay Area : The Velvet Teen. Mais ne nous égarons pas sur cette voix, ça deviendrait vraiment dur à suivre.
De son côté, Brian Moss, génial leader de The Wunder Years, a eu un autre groupe, plus tendu, qui s'appelait The Ghost, et qui déchirait aussi. Ensuite, le temps de deux disques, il a eu un projet plus ou moins solo, Hanalei (notons la chanson "Josh and Sarah's Belated Wedding Present", adressée à Josh Staples et à sa femme Sarah, qui se trouve être la guitariste de The New Trust ; de mon côté, je ne peux que transmettre le clin d'oeil intime que je vois dans ce titre à quelqu'un qui se reconnaîtra). Enfin, ces temps-ci, Brian Moss joue dans un groupe qui s'appelle Olehole, et qui n'est pas aussi excitant que je m'y attendais vu son passif. Il a aussi sorti, à l'époque des Wunder, un EP unique sous le nom de Trust Foundation, qui en plus d'être une tuerie, méritait d'être cité ici vu son titre.
Bon, ça va, je vous ai bien perdus dans tout ce name-bombing ? Alors il est temps de revenir à The New Trust, parce que jusqu'ici je n'ai encore parlé que de leur premier disque...
Ensuite est venu en 2007 ce qui reste pour moi leur chef-d'oeuvre absolu, et un autre de mes dix disques favoris : "Dark is the path which lies before us". Ouais, ils aiment les titres longs.
Quatorze titres d'un pop-rock dépressif et fragile, porté par une voix en cristal, des guitares en lames de rasoir, des arrangements qui parviennent à ne jamais faire les putes malgré leur minutie, et des paroles... Bon dieu, ces paroles. Allez, rien à foutre, ça va être un article bien long sa mère, mais je vous mets une chanson, lisez-la si vous le voulez. Elle s'appelle "You've got to be fucking shitting me".
Sugar telephones at twelve o'clock
Says she's pulling up around my block
And would I like to drive to the coast
Through hiccuped sighs
I asked her once why she has to climb
Behind the wheel when she starts to cry
Said it's the only thing that calms her down
And I let it slide
She pulls over without warning
For a six pack at one o clock in the morning
We've only been out an hour, girl
You've got to be fucking shitting me
We go speeding through a sleeping town
Bottles up and the windows down
Sugar, please put your seat belt on
And she laughs at me
"If I liked being told what to do,
I'd have brought my dad along instead of you"
I put my seat back and drifted off
As Kate Bush sang
And dreamed as the dawn set in
We drove straight through armageddon
And when we finally reached the ocean, there was nothing left
We cooed at the howling darkness
As white lights showered down upon us
Spaceships all around now
You've got to be fucking shitting me
I awoke as we approched the coast
The rising sun chased away the ghosts
I really should have stayed awake
Cuz now I feel like shit
Sugar weaves the car along the cliffs
And jerks the wheel for the fun of it
"Would you please put your seatbelt on"
And she laughs, but listen here...
I'll be the one laughing
Shockwaves shooting through the mountains
The coastline's in the shadow of a giant wave
Cruise liners capsizing
As planes crash along the horizon
And I'm the one buckled in
Girl, you've got to be fucking shitting me
Tout le disque est de cette qualité. A noter que la version vinyle, en plus de contenir une chanson en plus (chanson qui s'avère être l'une des meilleures du disque, mêlant les voix des musiciens et ne s'appuyant pour ainsi dire que sur du piano et du violoncelle, pour chanter d'une voix calme et envoûtante les derniers gestes et pensées d'un mec en train de se suicider), est un objet magnifique, à savoir un coffret de quatre 7" dans des pochettes séparées, représentant chacun des membres du groupe sur une face et son "clan" sur l'autre. Bon, je raconte ça, mais j'imagine que l'objet est introuvable depuis des années, désormais.
En tout cas procurez-vous les chansons qu'il contient. Lisez-en les paroles. Encore. Si vous êtes un vague habitué de ce blog, je crois que vous ne le regretterez pas.
Depuis, The New Trust a sorti un autre album, le très bon "Get Vulnerable", ainsi que, plus récemment, un disque chelou, réunissant versions acoustiques d'anciens titres, inédits, et reprises d'eux par leurs potes. "Battle to the death", ça s'appelle, et ça contient un texte super bien écrit sur la vie des membres du groupe.
Ils existent toujours, mais comme ils l'ont toujours fait, ils sont discrets. Leur site est rarement mis à jour, leur page Facebook à peine plus, et se procurer leurs disques est tellement compliqué que j'ai dû les contacter directement pour y parvenir. Mais ils existent toujours. Et ça m'aide à me dire que le monde n'est pas complètement merdique.
Bon, vas-y, en fait j'ai pas trop parlé du t-shirt, cette fois, et même pas du tout des souvenirs qu'il m'évoque. Plutôt de la musique qu'il contient. Mais la musique c'est des souvenirs aussi, alors ça va. Je me souviens très nettement de ma toute première écoute de "Dark is the path...", en marchant dans les champs autour de chez mes parents, me dirigeant vers l'arrêt de bus pour aller à la fac. Putain. J'ai adoré cette période de découverte musicale permanente.
Allez. Je vous ai laissé plein de noms à explorer à votre tour. Amusez-vous. Et si vous n'arrivez pas à trouver votre bonheur sur l'internet, envoyez-moi un message, on s'arrangera. A plus.
Love is a mix tape
En ce moment j'ai deux boulots différents, chacun à temps plein, et je passe donc un temps non négligeable dans les transports en commun. Généralement, j'y approfondis ma connaissance de la promiscuité et des odeurs corporelles en me frottant bien involontairement à dix personnes à la fois pendant quarante minutes. Mais parfois, miracle du hasard, j'ai assez de place pour faire des mouvements avec mes doigts, et je peux lire des livres.
Et ces derniers jours, j'en ai lu un qui m'a buté la tête et qui s'appelle "Love is a mix tape: life and loss, one song at a time".
L'auteur de cette bombe littéraire s'appelle Rob Sheffield. Il est journaliste musical, et bosse entre autres pour MTV et le magazine Rolling Stone. Oui, je ne fais là que recopier la bio en début de bouquin.
Dans "Love is a mix tape", Rob nous raconte une partie bien réelle de sa vie, à savoir les quelques années qu'il a passé avec une fille qui s'appelait Renée. Rob et Renée s'aimaient, se sont mariés alors qu'il n'avait que 25 ans, et ont vécu absolument heureux tout le temps qu'a duré leur mariage. Ils écoutaient des disques de rock, allaient à des concerts, se bourraient la gueule, faisaient des blagues sur la mort de Cobain, et ont représenté le fantasme parfait du concept de "couple" à la sauce punk.
Et puis un jour, sans prévenir, Renée est morte, d'une embolie pulmonaire que rien ne pouvait laisser prévoir.
J'ai chialé deux fois en lisant ce livre. Pas à grosses larmes, ça va, je me suis pas affiché sur la ligne 13 du métro, mais disons que j'ai au moins dû me frotter les yeux. Je ne peux pas vous recopier les passages qui ont provoqué ça, parce qu'ils n'existent pas. Ce n'est pas livre avec des "passages fulgurants", c'est un livre fulgurant du début à la fin, sans moments de grâces ni affaiblissements. La mort de Renée, si elle est annoncée dès les premières pages, n'arrive vraiment que vers le milieu du roman. La suite, c'est le deuil, les nuits passées à fumer et boire en espérant s'endormir, les écouteurs sur les oreilles pour faire tourner des mixtapes de plus en plus douloureuses à écouter, à cause des souvenirs contenus dans les chansons.
Et ce deuil, cette deuxième partie, si elle est si douloureuse à lire, c'est parce que la première partie, elle, nous a parlé d'un amour véritable, rare, précieux et heureux. Ces deux personnes méritaient d'être ensemble, longtemps, toujours. Ca n'a pas été le cas.
Sheffield, dont c'est le premier roman, ne fait jamais sa pute, n'essaie jamais de jouer à l'écrivain. Il raconte son histoire, il se rappelle, il couche sur le papier ce qui a dû hanter en partie ou en intégralité toutes ses nuits depuis des années. Les mots sont simples, les émotions compliquées.
J'ai failli écrire "ça parle d'un type qui a été heureux et qui a peur de ne plus l'être", mais non, ça ne parle pas de ça. Ca parle d'un type dont l'amoureuse est morte. C'est plus simple et plus profond.
En filigrane, les années 90 sont revisitées, et avec elles tout un pan de la musique américaine. L'amour de Rob et Renée pour le rock est tellement fort que Sheffield ne se donne jamais la peine de le justifier. La musique soutient la vie, point, c'est comme ça. Si t'adhères à l'idée, et c'est mon cas, très bien. Si ce n'est pas ton cas, alors tant pis, t'as qu'à aller te faire foutre. Ce livre n'a rien à voir avec "High Fidelity". On n'y fantasme pas, on ne met aucune couche de vernis sur ce qu'est l'amour de la musique et son utilité. Les chansons sont des souvenirs, réels ou imaginaires, et ce sont elles qui parviennent à sortir Rob du désespoir, ou qui l'y font replonger sans pitié, suivant la tracklist de la cassette en train de tourner.
Bon, voilà, quoi. Grand livre. Rien d'autre à ajouter.
P.S : ah ouais, si vous le voulez en français, il s'appelle "Bande originale". En tout cas vous pouvez l'acheter là.



